Pourquoi Gérardnoue


 

 

Je retiens deux choses essentielles de mon enseignement avec un chamane dans les années ’90 : d’une part le besoin de ne pas se laisser contagier par la peur ambiante, et d’autre part le besoin pour le monde de créer un certain nombre de « monastères laïcs ».

 

La ferme de Gérardnoue – acquise en 2001 – m’a servi de lieu de travail et de vie pendant une décennie. Sa fonction évolue, pour se rapprocher maintenant de l’enseignement que j’ai reçu à l’époque. Bienvenue, désormais, à la notion de « sanctuaire ».

 

Voici un extrait d’une canalisation reçue en août 2013 :

 

« Je suis ton guide, Saint François d’Assise, Vincent pour les intimes. Je ne suis pas un guide extérieur, je suis un guide intérieur qui aide à manifester extérieurement ce qu’il guide.

 

L’énergie est éternelle, elle reste la même. Seules les formes changent d’une époque et d’un contexte à l’autre.

 

Tu as reconstruit la maison dans la vallée, qui tombait en ruines. Ce n’était pas une église, mais une ferme. Tu n’as pas travaillé avec tes mains, mais avec ton esprit tu as fait travailler d’autres mains. Ces différences ne sont que des différences de formes, et n’ont que peu d’importance. L’énergie est la même, rigoureusement la même. Tu as construit un sanctuaire.

 

Les différentes façons de financer et de maintenir ce lieu sont toutes justes, ce sont diverses formes sous lesquelles sont venues l’aide et le soutien à ce projet. La ferme de Gérardnoue peut désormais être classée, considérée et annoncée comme un sanctuaire. C’est le terme idéal à utiliser dans ta communication, celui qui va parachever les changements que tu as opérés pour « mettre ce lieu en avant ». Il n’y aura que le titre et quelques phrases à changer sur le site à son sujet, pour le reste tout en est déjà en place. »

 

Un sanctuaire est généralement un site sacré. Il peut alors être interdit aux profanes, et accessible seulement aux personnes « sacrées » à la différence d'un temple classique construit pour être un lieu accessible à tous. Les sanctuaires sont donc souvent associés à l'idée de pèlerinage. La ferme de Gérardnoue, ainsi que je l’écris depuis longtemps, accueille les pèlerins de leur propre vie.

 

Le terme de sanctuaire s’applique aussi dans d’autres contextes : politiques, liés à la nature, etc. Il y désigne un espace, une réserve bénéficiant de mesures assurant sa garantie, sa protection, avec une dimension de sauvegarde, de mise à part, d'intangibilité (sanctuaire de la vie sauvage de Mount Abu, sanctuaire faunique de Govind Pashu Vihar, territoire bénéficiant de la dissuasion nucléaire, etc.). On parle aussi de sanctuariser, de sanctuarisation.

 

La vocation du lieu se spécifie. Il attirera désormais les personnes et les projets qui ont besoin d’un sanctuaire, quelle que soit la forme du séjour, et quelle que soit la raison invoquée. Les raisons du mental diffèrent de celles de l’âme.

 

Il vous reste maintenant à trouver en quoi Gérardnoue peut représenter un sanctuaire pour vous-même, que ce soit pour un soutien temporaire, un séjour sur place, une consultation, l’organisation de votre propre activité, etc. Je ne peux pas prévoir toutes les formes, donc parlons-en. Le sanctuaire est ouvert.

 

Plein de bonnes choses à tous,

François.

 

21.9.13

 

Photos et montage par Michel Elen
Photos et montage par Michel Elen