Interview 2013


 

 


 

Cette interview est réalisée à partir de vos questions,

 

et uniquement à partir de vos questions.

 

Derrière chaque question, le prénom de son auteur.

 

Elle a été conduite et publiée en janvier 2013.


Bonne lecture.

 

 

Quelle est ta mission d’âme ? (Régine) 

 

C’est comme un jeu de piste, je la « reçois » chaque fois par bribes de quelques années. Chaque étape est juste, mais je ne vois pas au-delà d’elle. Il n’est pas exclu que je n’aurais pas osé entamer l’une ou l’autre de ces étapes si j’avais su la suite à l’avance. Actuellement, je vois trois stades majeurs à son développement : 1° le démarrage, en tant qu’indépendant, de mon travail d’enseignement/accompagnement, 2° mon installation à Gérardnoue, 3° l’aboutissement de ma démarche d’unification, et le début d’un mouvement contribuant à son expansion.

 

Quels ont été les obstacles majeurs à ton unification et comment les as-tu résolus ? (Juliette) 

 

Aujourd’hui, je vois ces obstacles majeurs comme des enseignements, des étapes sur le chemin. Ces obstacles m’ont aidé à définir mon approche de l’unification, à l’identifier et à la formuler de façon claire. Mais à l’époque, je n’étais pas encore en mesure d’adopter ce point de vue.

 

L’obstacle majeur était une opposition assez vaste à l’évolution de mon travail et de ma recherche de la part d’un certain nombre de personnes qui ne se connaissaient pas nécessairement entre elles. C’était dans les années 2008-2009, et il s’agissait de médisance organisée, de jugements parfois agressifs et de ce qui ressemblait à de la mutinerie, dans le sens où certains participants à mes activités tentaient d’en « sauver » d’autres de mon influence. Je comprenais d’autant moins ce qui m’arrivait que les sujets qui m’étaient reprochés n’avaient ni queue ni tête, alors que je devenais paradoxalement très performant en termes de qualité d’accompagnement.

 

J’ai mis un an et demi à comprendre pourquoi je me heurtais à une telle opposition. La difficulté principale, voire la seule difficulté, était de comprendre le point commun entre toutes les raisons de m’en vouloir. Je savais que je comprendrais ce phénomène en identifiant ce fameux point commun. Et puis, un jour, ça a fait tilt ! Dans chacun des cas, j’avais transcendé bien involontairement le tabou d’une personne ou d’une communauté.

 

Cette vérité était d’une simplicité presque affligeante, mais sa découverte fut déterminante pour la suite de ma vie. J’ai compris qu’en acceptant et en accueillant tous les aspects de l’être, ce qui est un des fondements de l’unification, je dépassais potentiellement tous les tabous possibles et imaginables. Or, les tabous (c’est-à-dire les rejets de parties de soi-même) sont différents d’une personne à l’autre, d’une famille à l’autre, d’une société à l’autre, et même d’une époque à l’autre. Ce qui renvoie aussi à l’aspect universel de l’unification.

 

Tout cela m’a aidé à RENFORCER ma démarche, entre autres en publiant la définition de l’unification, ce qui aide le monde à définir plus clairement s’il désire faire appel à moi ou non.

 

D’autre part, j’ai changé fondamentalement ma communication globale et mes stratégies relationnelles pour paraître moins « menaçant » et donc plus rassurant. J’ai remplacé mes trois sites Expansions, Sexpansions et Globy.net par un seul site plus unifié : « Toc tic toc… Happy François De Kock ! ». J’ai également fait le choix de ne plus collaborer qu’avec des personnes qui ont une certaine sympathie pour l’unification, négligeant désormais de collaborer avec des personnes qui cherchent le conflit en divisant le monde (et elles-mêmes) artificiellement en bien et en mal. Le bien étant « ce qui est moi », et le mal étant « ce que je ne veux pas qui soit moi mais que je suis quand même ».

 

Pour clôturer ce sujet des obstacles majeurs, voici une citation dont j’ai oublié l’auteur : « Au début ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, puis ils vous combattent, et enfin vous gagnez. » Cela montre bien que l’obstacle rencontré n’est finalement qu’une étape sur le chemin. Même si la rencontre de l’obstacle n’est pas l’étape la plus plaisante, elle a son utilité. A condition de persister.

 

L'équipe 2012-2013 de "Mes douze travaux d'Hercule"
L'équipe 2012-2013 de "Mes douze travaux d'Hercule"

 

La question précédente concernait l’unification. Mais quel est pour toi le plus grand obstacle que tu as rencontré pour être aujourd’hui QUI TU ES ? (Régine)

 

L’ignorance, autant la mienne que celle d’autrui. J’ai grandi dans un milieu aisé, sans grandes difficultés si ce n’est émotionnelles mais quel milieu en est épargné ?, et relativement libre de devenir ce que je voulais. Mais quand je regarde qui je suis aujourd’hui, ce que je développe, comment je soutiens des centaines de personnes à trouver leurs voies, je me rends compte à quel point je n’ai connu aucun modèle qui pouvait me mettre sur la piste de « qui je suis ». L’athéisme régnait en maître, et l’être le plus radical dans mon entourage s’appelait avec fierté un mécréant. A des années-lumière, donc, de ce que j’étais destiné à devenir.

 

Cette ignorance n’était pas à proprement parler un obstacle. Cela m’a juste demandé beaucoup de temps de chercher mes propres pistes, de trouver des inspirations adéquates. En fait, j’ai mis des années à me rendre compte que j’avais des questions essentielles à me poser…

 

Qui est François ? D'où viens-tu ? (Juliette) 

 

Si je prends ta question au pied de la lettre, « François » vient de Saint François d’Assise. J’ai insufflé ce prénom à ma mère avant ma naissance afin de me rappeler de l’énergie de Saint François d’Assise une fois adulte. Le mental raconte une autre raison pour ce prénom, qui est liée au prénom de mes deux grands-pères.

 

La destinée de Saint François commença quand il entendit Dieu lui dire : « Répare mon Eglise qui tombe en ruines ». Il se mit à maçonner de ses propres mains une chapelle dans la vallée sous Assise qui tombait effectivement en ruines. Jusqu’au jour où il comprit que son œuvre était bien plus vaste que ça. C’était cela qu’il me fallait me rappeler. Voilà qui est François, d’où il vient et… où il va.

 

Quel est ton écrit (livre ou publication) le plus important qu'il faut avoir lu ? (Juliette)

 

Ma définition de l’unification. Elle résume plus d’un demi-siècle de quête, et forme une bonne base pour quiconque s’intéresse à ma démarche.

 

« L'unification consiste à nous appuyer sur tous les aspects de l’être. Elle représente également la reconnaissance, l’acceptation de l’ensemble des fragments de l’univers, du plus conscient au plus inconscient. L’unification est un état d’esprit, un choix de vie qui se base concrètement sur cette acceptation. Choisir de vivre l’unification – pas juste la penser – c’est vivre dans l’acceptation de tout ce qui est. » 

 

Il y a également dans mes tiroirs un roman initiatique fort intéressant que j’espère bien publier un jour. On en reparlera ce jour-là…


Quel a été - et peut-être est encore - ton parcours pour devenir chamane (qui, où, motivations, difficultés, erreurs et réussites) ? (Juliette) 

 

Je ne suis pas chamane, pas plus que je ne suis astrologue, médium ou écrivain. Je ne me définis pas en termes de métiers, qui ne sont qu’autant de formes et de moyens différents pour interagir avec le monde. Mes divers outils ne me définissent pas, et n’ont pas plus ou moins de valeur les uns que les autres. J’écris donc dans mes présentations que je pratique le chamanisme, que je fais des canalisations, que j’anime des séminaires, que je propose des consultations astrologique, etc. Je me décrirais bien comme un magicien, mais ça ne convient pas plus, parce que je me retrouverais classé dans les métiers du spectacle…

 

Ta question porte plus particulièrement sur ma pratique du chamanisme. J’y réponds, mais je tenais à faire ce petit préambule pour situer ma réponse dans un contexte plus large.

 

L’histoire commence au moment où je me sens bloqué pour avancer dans mes études en astrologie. Les enseignements concernant les planètes qui parlent d’énergie ne me satisfont pas. Je décide alors d’investiguer le sujet par expérimentation, et je participe en seulement trois mois à une grande série d’initiations : reiki, chamanisme, sexualité, toucher thérapeutique, kinésiologie, massage et quelques autres.

De cet ensemble se dégage une voie que je sens de poursuivre dans le futur : le chamanisme. Assez rapidement, je m’engage dans un suivi de plusieurs années que j’appellerais moi-même « un enseignement thérapeutique chamanique » avec un homme formé aux chamanismes tibétain et amérindien, et travaillant également avec l’énergie du Christ. J’ai également fait un passage par l’ayahuasca au Pérou, en Amazonie.

 

Je ne m’inscris dans aucune tradition particulière. Le défi était surtout de définir ma propre pratique du chamanisme, qui est calquée sur mes propres spécificités plutôt que sur une quelconque pratique ancestrale. Aujourd’hui, je vois ma pratique du chamanisme comme une des formes d’expression de ma capacité relativement exceptionnelle de canalisation, et plus tellement comme une discipline en soi.

 

Je n’ai pas vraiment connu d’erreurs ou de difficultés sur ce chemin. Le tout était de laisser grandir ma confiance dans la justesse de cette approche, et de laisser mon mental de côté. Et voilà.

 

Mais avant d’aborder le chamanisme, j’ai participé à un stage déterminant en photoreading. Cette méthode qui permet d’assimiler des écrits sans les lire m’a ouvert à une immensité de possibilités en termes de sources de la connaissance. Ce stage m’a profondément impressionné. Il a pavé la voie pour ma pratique du chamanisme, et plus tard des canalisations.

 

Toc tic toc à Gérardnoue...
Toc tic toc à Gérardnoue...

 

Comment fais-tu l'équilibre entre l'ego et l'âme ? (Juliette) 

 

L’ego, dans la mesure où il s’agit d’un rôle construit de toutes pièces par divers conditionnements qui nous détournent de notre chemin d’âme, je le bazarde. C’est, symboliquement, l’histoire d’Hercule qui massacre le lion de Némée.

 

Par contre, ta question prend beaucoup de sens quand il s’agit d’équilibre entre mon âme et ma personnalité authentique, qui n’est pas à confondre avec l’ego. J’ai dans ma carte du ciel une bizarrerie qui fait que les besoins d’épanouissement de ma personnalité sont contraires aux besoins d’évolution de mon âme. La compréhension de ma carte du ciel m’a sauvée d’une tension permanente, d’un écartèlement entre deux voies contradictoires.

 

Ma solution s’est trouvée dans la notion de priorités. Ma priorité va toujours, toujours vers les besoins d’évolution de mon âme. Je ne peux et ne souhaite pas la trahir au nom du confort de ma personnalité. Mais, en même temps, je suis vigilant à respecter les besoins de ma personnalité au passage. Ca n’a pas toujours été le cas.

 

En ce qui concerne mon rapport à autrui, je suis en général conscient de m’adresser à au moins deux personnes en même temps chaque fois que j’interagis avec une personne particulière, que ce soit dans mon métier d’accompagnement ou dans mes relations plus personnelles. Ce n’est pas un gros problème que quelqu’un me tienne deux discours contradictoires, ou quand ses actes sont contraires à ses paroles. Pas aussi longtemps qu’il ne cherche pas à me les imposer, et que je reste conscient que je suis en relation avec « plusieurs personnes en une ».

 

Comme le disait un de mes enseignants, « nous sommes chacun une foule ».

 

Passes-tu du temps en méditation ou en respiration ? (Juliette) 

 

Ma vie est une méditation et une respiration. Je n’ai pas besoin d’isoler des moments spécifiques pour m’adonner à ma vie. Par contre, je me réserve des moments de ressourcement et de recentrage sur moi-même chaque fois que j’en sens le besoin. C’est un besoin essentiel.

 

Ceci dit, j’ai tout de même choisi de vivre et de travailler dans un environnement qui favorise cette permanence de la méditation et de la respiration : une ancienne ferme isolée dans la nature, dans un cadre extérieur dépouillé, et silencieux…

 

Tu parles ici de la ferme de Gérardnoue… Justement, quelles ont été les aides extérieures, de soutien, financières, amicales... qui t’ont permis de créer, maintenir et faire évoluer encore aujourd’hui Gérardnoue ? (Régine) 

 

La première aide est invisible. J’ai clairement été guidé vers Gérardnoue, et cela de façon de plus en plus précise pendant un parcours d’à peu près trois ans. Il y eut également quelques petits miracles qui ont permis l’édification d’un tel centre dans une région qui n’autorise légalement que des bâtiments agricoles.

 

La seconde aide est profondément humaine, autant morale que financière. En pleine période de crise, autant personnelle que collective (les deux ont coïncidé, tiens tiens quel hasard), j’ai failli perdre Gérardnoue, et j’ai pu compter sur un nombre de soutiens totalement désintéressés, et parfois un petit peu intéressés quand même. Quoi qu’il en soit, ma gratitude est éternelle envers ces personnes-là. J’ai aussi tiré quelques ficelles pour obtenir des soutiens d’état pour indépendants en difficulté, ce qui m’a également aidé.

 

Considérant qu’une crise financière est une crise de valeurs, j’ai complètement revu les valeurs sur lesquelles je m’appuyais et surtout à partir desquelles je communiquais. J’ai conduit ce travail via une longue étude numérologique qui m’a aidé à remplacer mes anciens sites (et le reste) par une nouvelle dynamique appelée « Toc tic toc… Happy François De Kock ! ». Ce soutien professionnel était d’une valeur exceptionnelle. Moi aussi je consulte des spécialistes quand j’en ai besoin, héhé.

 

Aujourd’hui je suis mieux entouré que je ne l’ai jamais été, et une série de personnes enthousiastes, dont toi-même bien entendu, se révèlent être des ressources inestimables pour le développement actuel et futur, entre autres de Gérardnoue.

 

L’histoire est plus longue bien sûr, mais en gros c’est cela.

 

A qui parle ton cœur ? (Juliette) 

 

A tout et à tout le monde. Dans quelle mesure est-il entendu ? Ca dépend de celui qui écoute. « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende », ce n’est pas de moi, mais ça reste d’actualité.

 

Une autre question me vient : qui parle à mon cœur ? Certainement pas ceux qui projettent sur moi leur propre réalité. Ceux-là ne se parlent qu’à eux-mêmes, tout en pensant sincèrement me parler à moi.

 

Je préfère laisser la question ouverte… pour laisser parler mon cœur…

 

L’entends-tu ?

 

Tu es un homme de trio... comment situes-tu ton couple extérieur homme/femme (de vie)  par rapport au trio ? (Régine) 

 

Considères-tu que chaque être humain est unique, qu’il a ses propres besoins et sa propre mission d’incarnation à remplir ? Considères-tu qu’il est préférable d’éviter les dogmes et les vérités uniques ? Accepterais-tu qu’on impose une seule façon de vivre à tous les êtres humains sans tenir compte de leurs différences et leurs spécificités ?

 

Ma pratique de l’accompagnement ne cesse de me montrer à quel point chaque être humain est unique au monde, et peut être aidé dans sa croissance en reconnaissant et en soutenant ses propres spécificités. Evidemment, il existe également des lois naturelles, des principes fondamentaux, des archétypes qui nous dépassent et qui régissent nos vies. Le cycle annuel de « Mes douze travaux d’Hercule » combine d’ailleurs ces deux plans universel et individuel, c’est ce qui fait sa force. Mais ce n’est pas du ressort de notre volonté ou de notre mental d’« universaliser » à tous une vérité qui n’est valable que pour une tranche de la population, voire pour une seule personne. Ce type de dogme est la porte ouverte à tous les dérives politiques, religieux et autres. Là se trouve la graine de la tyrannie et de l’intolérance, dans le sens négatif du terme.

 

De mon point de vue, et concrètement dans ma vie, il en va de même pour toutes les relations. Chaque relation entre deux personnes, ou plus, possède ses spécificités, et répond à ses propres lois. Chaque relation est incomparable à une autre relation, de la même façon qu’un individu est incomparable à un autre individu. Le fait d’imposer des formes précises ou des dogmes uniques à une relation qui a d’autres besoins d’épanouissement est aussi criminel que de le faire pour un individu.

 

Le monde se trouve actuellement dans un intense chaos relationnel. Les divorces n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui, les familles monoparentales foisonnent, ainsi que les familles recomposées. Il est de plus en plus souvent question de polyfidélité et de polyamour. Le mariage homosexuel est à la une de l’actualité, et la question de l’adoption est plus vivante que jamais. On pourrait arguer, en nous basant sur les apparences, que nous vivons la faillite du couple et surtout du mariage traditionnel. J’ai un autre point de vue sur la question. Nous vivons le déclin du dogme, de la vérité unique, de la forme obligatoire pour toute relation.

 

Je rencontre beaucoup de souffrance chez un certain nombre de personnes que j’accompagne sur leur chemin, quand celles-ci tentent à tout prix et de façon totalement artificielle de faire entrer chacune de leurs relations dans une case pré-formatée. Telle relation doit être de l’amitié (et rien d’autre), telle relation doit être mon couple (et aucune autre ne peut y ressembler), telle relation doit être professionnelle (et rien d’autre), et ainsi de suite. Ces personnes passent leur temps à déménager d’un corset à un autre, sans permettre la moindre subtilité qui aiderait à reconnaître et soutenir les spécificités et les besoins de chacune de leurs relations.

 

Je ne suis pas « un homme de trio », ni « un homme de couple hétéro de vie », ni un homme de quelque forme de relation préétablie. Je suis un homme qui prend soin – qui prend GRAND soin – de chacune de ses relations, qui en nourrit les spécificités, et qui se réjouit de voir éclore son plus grand potentiel, de la même façon que je le fais pour chaque individu. C’est le cas de toutes mes relations, qu’elles soient « privées » ou « professionnelles ». A ce propos, les notions de relations privées et professionnelles sont un autre exemple de pré-formatage. Je les transcende allègrement quand la nature d’une relation implique d’être en relation privée autant que professionnelle, mais je les renforce quand une relation a besoin d’être strictement balisée.

 

Tout est possible dans mon univers relationnel. Pas dans le sens de « faire tout et n’importe quoi » car j’ai un grand sens des responsabilités, mais dans le sens de l’ouverture à toutes les potentialités. Vivre un beau trio, c’est le paradis sur terre. Vivre un beau couple hétéro, c’est le paradis sur terre. Vivre une belle collaboration professionnelle qui se mue en amitié, c’est le paradis sur terre. Je connais tout ça, et plus encore. Je connais également les ombres de chaque type relationnel. Rien n’empêche rien. Unification.

 

 Comment mettre en pratique ce qui a été débloqué et conscientisé ? Question énorme, je le sais bien ! (Marie)

 

Cette question se trouve au centre de mon travail. Elle m’a toujours particulièrement motivée. J’ai remarqué très vite à quel point les participants sortant d’un week-end de stage reprenaient leurs habitudes dès le lendemain, n’appliquant pas leurs découvertes dans leur vie quotidienne. Et je n’ai pas cessé de développer mon travail de façon à ce qu’il puisse être appliqué dans la vie quotidienne de chacun.

 

Chemin faisant, j’ai découvert qu’une large majorité de personnes, disons, « en démarche » ne veulent en aucun cas appliquer leurs découvertes dans leur vie quotidienne. Elles participent à des stages et d’autres activités pour se dérider, se changer les idées ou rencontrer de nouvelles personnes. Mais en aucune façon dans l’intention d’améliorer ou de changer leur vie. Le cirque, le cinéma ou le café du samedi soir auraient tout aussi bien pu convenir.

 

D’autres personnes se satisfont de comprendre avec la tête, mais la mise en pratique est exclue. Elles se bourrent la tête d’explications pour ne pas devoir penser à leurs applications.

 

Avant de se demander comment mettre les prises de conscience en pratique, il faut accepter l’existence de ces touristes du développement personnel. Cela dégage du temps et de l’énergie, aussi de la part des accompagnateurs, pour les personnes qui désirent réellement améliorer ou changer leur vie quotidienne.

 

Comment mettre en pratique ce qui a été débloqué et conscientisé, dis-tu ? Cela sous-entend que les blocages ont déjà été débloqués. Sinon, ma réponse aurait été : commence par dénouer tes nœuds, par débloquer tes blocages.  

 

J’ai deux réponses à ta question.

 

La première : active les énergies nécessaires. Ce que je fais fréquemment en voyage chamanique, par exemple. Si notre énergie est encore endormie, tous les déblocages au monde n’aideront pas à la mise en pratique. Les voyages chamaniques aideront certaines personnes. D’autres se mettront à faire du sport. Bref : active tes énergies endormies.

 

La seconde : considère que le travail n’arrête jamais. LE TRAVAIL NE S’ARRETE JAMAIS. Chaque moment du jour et de la nuit est une occasion de mettre en pratique ce que tu viens d’apprendre. Chaque moment ! Il n’y a aucune différence entre d’une part un stage ou la consultation d’un maître spirituel, et d’autre part le moment où tu te brosses les dents ou tu parles à tes enfants.

 

Imagine que tu viens d’apprendre que tu as été éduqué(e) à te sacrifier pour tout le monde, tout le temps. La prise de conscience est énorme, tu en as le tournis, et puis tu rentres à la maison pour te reposer du choc. Ton voisin te demande une fois de plus de sortir sa poubelle à sa place. Eh bien, ce jour-là tu dis « non ». C’est aussi simple que cela. Applique immédiatement ce que tu viens d’apprendre, même si ce n’est pas encore parfait.

 

As-tu rencontré des cas de gens qui voulaient s'en sortir, et où tu as jeté l'éponge parce que c'était impossible ? (Juliette) 

 

Oui bien sûr, j’ai fréquemment rencontré de telles situations et je les rencontre encore au quotidien, mais la réponse n’est pas aussi noire et blanche que le choix entre « s’en sortir » ou « ne pas s’en sortir ». Parfois j’ai aidé à faire un pas, un tout petit pas… et parfois on m’en remercie seulement des années plus tard, quand on comprend à quel point ce petit pas a tout changé.

 

Ce sujet invite à ne pas s’accrocher aux apparences. Plus d’une fois, par exemple, c’est l’expression de mon impuissance à aider quelqu’un qui l’a paradoxalement boosté à avancer…

 

C'est pas toujours si sérieux...
C'est pas toujours si sérieux...

 

Je vis comme un "handicap" ma difficulté à parler, aisément, profondément, avec humour, légèreté et à exposer mes idées, ... bref à l'opposé de toi qui a la parole si facile ! Handicap comme si c'était "bloqué" et cela depuis toujours. J'étais une personne très timide et progressivement de moins en moins depuis que je poursuis inlassablement, depuis l'âge de 22 ans, un travail de développement personnel, psychothérapeutique, spirituel, méditatif, etc. ... Je sais aussi qu’ ACCEPTER - RECONNAÎTRE - ACCUEILLIR est une voie mais j'ai toujours cherché à dépasser mes limites et celle-là reste ! (Alain) 

 

Il n’y a rien de plus mortel que de se comparer à autrui. Tu te compares à moi, décrétant que mon aisance est supérieure à ton prétendu handicap. Qu’en dirais-tu de découvrir que mon aisance à parler, et à écouter aussi, fut longtemps vécue comme une malédiction ? Que j’ai longtemps fonctionné comme une girouette à dire tout et n’importe quoi, à écouter tout et n’importe quoi, et surtout à répondre à tout et n’importe quoi ? Que ma capacité à m’exprimer facilement et en toutes circonstances m’a détourné pendant longtemps de trouver ma propre essence, de me poser les questions essentielles en moi, et pour moi ? Que j’ai mis quarante ans à dépasser ce handicap d’une parole trop facile ?

 

Arrête de vouloir ou d’essayer d’être quelqu’un d’autre que toi-même. J’ai découvert que bien souvent nous sommes les spécialistes des domaines où nous avons le plus bloqué. Oui tu le sais, la voie est d’accepter, de reconnaître et d’accueillir, tu l’écris même en majuscules. Il s’agit maintenant de mettre en pratique que ce que tu sais, d’accueillir, de reconnaître et d’accepter ce handicap. En faisant cela, tu pourras développer une carrière d’accompagnement de toute personne qui a un handicap en communication parlée, et là tu pourras passer tout ton temps à te comparer aux personnes que tu accompagnes. Là, tu sauras qu’il y a des handicaps pires que les tiens, et tu seras comme un borgne qui conduit des aveugles. Et tu sais à quoi ? Grâce à ton propre handicap, et grâce à tes 22 ans de formation en développement personnel et autres, tu seras la personne la plus indiquée (et je pèse mes mots) pour accompagner toutes ces personnes défavorisées au niveau de la communication…

 

Si tu me prends au mot et que tu me fais confiance, tu viens de découvrir ta vocation. Félicitations !  

 

Qu'est-ce qu'il te reste à apprendre ? (Juliette) 

 

Comment puis-je savoir ce qu’il me reste à apprendre ? Il me reste à apprendre si j’ai encore quelque chose à apprendre, lol.

 

Plus sérieusement, j’ai appris suffisamment pour passer le reste de ma vie à mettre en œuvre ce que j’ai appris, à le développer et à en faire bénéficier le monde, ou au moins ceux qui s’adressent à moi en me demandant « Qu’est-ce qu’il me reste à apprendre ? ».

 

Unification...
Unification...

 

L’Unification est un élément clé pour toi, et aujourd’hui tu te dis unifié. Considères-tu avoir atteint ton point de développement ultime ? Si non, comment penses-tu le faire évoluer ? (Régine) 

 

Ultime, certainement pas. Au niveau de l’âme, je ne considère pas que j’aurai atteint mon « point de développement ultime » au cours de cette vie-ci. Je sens depuis très longtemps que je continuerai mon œuvre quand je serai libéré de mon incarnation, et que je la continuerai de façon bien plus vaste qu’aujourd’hui.

 

Mais, pour parler de mon incarnation actuelle, je considère que mes meilleures années ne commencent que maintenant. J’ai enfin défini l’unification telle que je la cherchais depuis toute ma vie sans le savoir. J’ai également développé ma capacité d’accompagner des individus sur leur chemin, au point que je peux parler d’un art plutôt que d’un métier.

 

L’évolution future, quelle qu’en soit la forme, consiste à porter ce message dans la société, à la faire évoluer au niveau des collectivités, et à offrir – à mon niveau, bien entendu – aux peuples une possibilité de mieux s’entendre. La clé, c’est l’unification. L’acceptation de ce qui est.

 

Tu trouveras une indication de ce futur sur mon site Toc tic toc. Il s’agit de ma canalisation des langues du monde. Le fait de focaliser sur les différences entre les peuples au niveau des langues plutôt qu’au niveau des races, des nationalités et des lieux de vie, peut favoriser une meilleure compréhension entre les peuples, stimuler plus de compassion et ultimement plus de paix et de collaboration. Ainsi que me l’a dit une récente canalisation, ce « projet langues » représente le début de mon travail d’unification au niveau collectif, au même titre que j’ai développé depuis plus de vingt ans mon travail d’unification au niveau de l’individu.

 

Une conclusion ?

 

Prenez bien soin de vous…

 

  

 

 Interview conduite et publiée en janvier 2013.