Nourriture de lumière

 

Ah, la nourriture de lumière ! Vaste sujet… et vaste expérience en ce qui me concerne…

 

Notre organisme est un peu comme ces nouvelles voitures hybrides qui se nourrissent autant d’énergies fossiles (appelées essence, pétrole ou diesel) que d’électricité. Un peu comme ma nouvelle tablette qui passe allègrement d’une connexion wi-fi à une connexion 4G. Notre organisme se nourrit à la fois de nourriture matérielle et de nourriture pranique. Dans le premier cas, il s’agit de la nourriture organique (enfin, on l’espère…) que nous connaissons tous. Dans le second, il s’agit – d’après les sources consultées et vos propres croyances – des particules présentes dans l’air appelées « prana », et/ou du Souffle, de l’Esprit qui pénètre au cœur de vos cellules. Plus notre nourriture est vibratoire, plus notre organisme vibrera de façon plus subtile. Ceux qui « se nourrissent de lumière », ceux donc qui augmentent la part de nourriture pranique par rapport à celle de la nourriture matérielle, vivent cela comme un véritable délice.

 

Il existe une différence fondamentale entre le concept de « jeûner » et celui de « se nourrir de lumière ».

 

Faire un jeûne, c’est un peu comme prendre des vacances : on s’en va pendant un moment sous d’autres latitudes pour recharger nos accus, et nous revenons pour recommencer ce que nous faisions (savions) déjà. Quand on envisage un jeûne, on n’a pas l’intention de cesser de manger pour de bon. Notre état d’esprit ne change pas fondamentalement. D’ailleurs, ce sont des spécialistes du corps physique qui vous conseillent habituellement lors de vos premiers jeûnes : médecins, naturopathes, etc.

 

Pour se nourrir de lumière, on ne prend plus de vacances, on s’expatrie sur un autre continent, avec d’autres croyances, un autre état d’esprit, une autre façon de vivre. Pour cela, il faut remettre très profondément en cause le paradigme (ensemble de croyances et de pensées) sur lequel notre vie s’est construite. Si par exemple vous êtes persuadés que vous allez mourir si vous cessez de manger (et de boire), vous ne pourrez pas vous nourrir de lumière. Vous serez mort avant, tout simplement parce que c’est à ça que vous croyez.

 

Je me suis formé, il y a déjà bien longtemps, à la nourriture pranique avec Jasmuheen, une des plus grandes spécialistes au monde de la question. Ce qui m’a frappé le plus, c’est que nous avons commencé, avant tout le reste, par faire un travail approfondi sur nos croyances. Et la toute première chose à comprendre était qu’en cessant de manger, nous ne cessons pas de nous nourrir – nous transitons vers une autre source de nourriture.

 

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La nourriture de lumière, ou nourriture pranique, est un vaste sujet, et une vaste expérience en ce qui me concerne. Je vous partage maintenant un peu de son incidence dans ma vie…

 

Acte 1 :

 

Il y a bien longtemps, arrivé aux limites des explications que me fournissait l‘astrologie, il me fallait expérimenter ce truc qu’on appelle énergie et dont j’imaginais jusque-là que c’était ce qui sortait de turbines et des fils électriques. Pour apprendre, j’ai enchaîné de multiples expériences : initiation au Reiki, méditation bouddhiste, lien avec les arbres, énergie sexuelle, chamanisme (qui s’est par la suite installé dans ma vie…), toucher thérapeutique, et ainsi de suite, ce qui m’a amené – entre autres – à m’intéresser à la nourriture de lumière.

 

Acte 2 :

 

Rencontre déterminante avec Jasmuheen, « la » spécialiste de la nourriture pranique (il y en a d’autres, bien sûr) et avec son entourage. J’apprends à me nourrir de prana et je passe – assez facilement, vu la qualité de l’accompagnement reçu – quatre à cinq mois sans nourriture solide ni liquide. J’expérimente un taux d’énergie incomparable à d’autres vécus de ma vie, et un sentiment de quasi béatitude au quotidien. Lors de notre formation, nous faisons une méditation de groupe destinée à déterminer dans quelle mesure nous sommes faits pour une nourriture de lumière ou pas, ou alors – stade intermédiaire – si nous sommes appelés mais pour plus tard. Ce dernier cas est clairement le mien, même si j’ignore encore pourquoi « ce n’est pas encore le moment » alors que je me sens déjà si bien en me nourrissant de lumière. Ce qui nous amène à l’acte 3.

 

Acte 3 :

 

Je découvre que beaucoup d’adeptes de « l’ascension » suivent une voie de lumière par fuite de leur incarnation, et je vois beaucoup de ces personnes se vautrer dans un enfer émotionnel sous prétexte de le fuir. Ce serait comme demander à un arbre de monter au ciel en coupant ses racines pour y arriver. Autant j’ai découvert les délices d’une nourriture de lumière, autant j’ai commencé à réfléchir aux motivations pour suivre cette voie.

 

Je sens le besoin de faire marche arrière et, plutôt que de continuer à monter, d’entamer une descente. Une profonde descente. Je démarre un travail approfondi au niveau des émotions, en particulier de la colère dont je suis devenu assez spécialiste, je développe – à l’aide de Lilith – une approche initiatique de la sexualité, j’écris « L’homme et le dragon », un roman initiatique qui fait descendre le lecteur à la rencontre de ses peurs, je deviens père dans l’incarnation (ainsi que me l’avait expliqué mon enseignant en Intelligence des 5 sens, rien ne fait plus descendre sur terre que de devenir parent), et c’est à partir de ce moment aussi que je descends de « ma tour d’y voir », lol, pour devenir plus abordable, moins inquiétant, que je ne l’étais jusque-là. Je développe une certaine humilité fort bien accueillie par beaucoup de monde.

 

D’autre part, je ne vois plus tellement Jasmuheen comme un modèle à suivre, mais bien son couple dans lequel son homme est tout son contraire. Il s’intéresse à l’archéologie spirituelle, alors qu’elle est une visionnaire du futur. Il mitonne des repas fabuleux pendant qu’elle se nourrit de lumière. Je ne vais pas devenir « Jasmuheen », mais bien le couple « Jeff et Jasmuheen ». Pendant des années, je porte un portrait de leur couple dans mon portefeuille. C’est à ce moment, très précisément, que je commence à développer ma démarche d’unification, d’acceptation de tout ce qui est. Cette démarche à laquelle je n’ai pas été enseigné mais que je développe en toute autonomie, je vais encore mettre de nombreuses années à la faire fructifier.

 

Acte 4 :

 

Régulièrement, je reçois en villégiature à Gérardnoue des personnes qui cherchent un endroit accueillant pour s’y nourrir de lumière, et/ou je suis le confident de personnes qui s’y adonnent par ailleurs mais qui ne rencontrent généralement qu’inquiétude ou incompréhension autour d’eux. Sans plus me nourrir de lumière, je suis malgré tout devenu un familier de la question. J’observe à quel point j’ai une grande crédibilité à ce sujet aux yeux de mes interlocuteurs.

 

Acte 5 :

 

En mars de cette année, des années d’efforts pour prendre une place nouvelle dans la société, sur de nouvelles bases, sont en train d’aboutir. Bonjour, je suis révélateur de potentiels, j’élargis la portée de mes services à l’accompagnement en ligne et à l’accompagnement des groupes (familles, entreprises, projets, intimités…), j’ai de nouveaux visuels, une page professionnelle sur Facebook, une chouette nouvelle chaine sur YouTube. « It can only go up from here ! », comme le chante Shania Twain. Et c’est tout naturellement, sans le négocier avec moi-même, que je cesse de manger et que je l’annonce comme un jeûne, probablement pas encore tout à fait convaincu moi-même que je me remets à la nourriture de lumière (voir ma publication de la semaine passée pour lire la différence entre un jeûne et la nourriture de lumière).

 

Comme « je connais le chemin », cela ne me demande aucun effort, pas le moindre, au point que quand un client bien sympathique me demande « ça va, tu tiens le coup ? », je ne vois absolument pas de quoi il veut parler. Comme si une catastrophe venait de m’arriver dans ma famille, ou quelque chose comme ça. Mdr. Je ne dois même pas penser à « ne pas manger », le sujet n’existe même plus. Jusqu’au jour où… il me prend la lubie de manger pendant un jour complet, exactement comme je le faisais trois semaines avant (beaucoup moins, en fait). Je me réveille ensuite en pleine nuit en proie à des souffrances abominables, partout, jusque dans mes cellules, au point de m’évanouir. Et là, je comprends qu’il n’y a plus de marche arrière possible. Manger devient désormais plus dangereux pour moi que de ne pas manger, tout simplement.

 

Acte 6 :

 

Aujourd’hui. Mon médecin énergétique me demande de manger quelque nourriture matérielle pendant que je suis une cure, je prévois d’encore faire des hydrothérapies du colon, et en même temps j’intensifie ma présence à l’invisible. Une situation « entre deux » qui ne m’inquiète pas le moins du monde. Je repense à la façon dont j’ai cessé de fumer le cigarillo. Après plusieurs tentatives d’arrêter, chaque plus facile que la précédente, je me suis dit un matin avec humour « Aujourd’hui est un beau jour pour mourir », j’ai fumé avec délectation mon dernier cigarillo, et je n’ai plus jamais refumé depuis. Ainsi soit-il.

 

19 avril 2017