La parabole du bon boulanger et de la merde

 

Il était une fois un bon boulanger, dont la senteur des pâtisseries se sentait tout aux alentours de son village. Un passant appâté vint vers la boulangerie, chia sur le pas de la porte et fit mine d’entrer. Le boulanger le renvoya poliment, et nettoya patiemment son trottoir avant de se remettre à son travail. Le lendemain, le passant appâté revint, chia sur le pas de la porte et fit mine d’entrer. Le boulanger le renvoya poliment, et nettoya patiemment son trottoir avant de se remettre à son travail. Le surlendemain, le passant appâté revint, chia sur le pas de la porte et fit mine d’entrer. Le boulanger le renvoya poliment, et nettoya patiemment son trottoir avant de se remettre à son travail. C’est ainsi que chaque matin cet événement devint la routine du bon boulanger et du passant appâté. Un jour, après un temps que personne ne prit soin de documenter, le passant appâté oublia de chier sur le pas de la porte. Il entra dans la boulangerie et acheta une excellente pâtisserie, celle dont il rêvait depuis des mois. Il regarda le boulanger dans les yeux et lui reprocha de n’avoir pas voulu lui vendre cette pâtisserie plus tôt. Le boulanger ensuite se remit à son travail.