Portugais


 

- J’écoute l’esprit du portugais.

 

- Je suis la langue de l’intensité, celle du ressenti et de la conscience de vivre. C’est ce que j’apporte au monde. Que ce soit dans le plaisir ou dans la souffrance, celui qui parle le portugais ne peut que se sentir en vie. Les peuples et les personnes qui parlent d’autres langues moins vivantes, et en particulier les personnes anesthésiées du ressenti, trop envahies par leur propre mental, ont tout intérêt à apprendre le portugais afin de se rendre compte à quel point la vie est courte, à quel point elles vivent en ce moment-même sur la planète terre, dans un corps physique, avec des émotions, et à quel point l’accès à l’invisible peut se faire avec la même présence que celle au monde matériel incarné.

 

Il est souvent question, pour ceux qui ne parlent pas le portugais, de définir le portugais par des expressions telles que « passion », par exemple. Ce n’est pas vraiment ce qui le caractérise, la passion étant plus proche de la langue espagnole, par exemple. La langue portugaise a accès à toutes les émotions, à tous les vécus, à tous les états d’esprit, ce qui varie à l’infini les centres d’intérêt des personnes qui parlent cette langue. Le point commun entre toutes ces personnes aux intérêts apparemment si différents, c’est l’intensité – ou au moins la recherche d’intensité – dans chacune de leurs approches.

 

Il est aussi souvent question de différencier le portugais du Portugal et le portugais du Brésil. Il existe, certes, des différences dans la pratique et dans les accents. Mais il n’y a pas de différence dans l’esprit de la langue. Partout où le portugais est parlé, on retrouve la notion d’intensité. Les situations géographiques et culturelles différentes baignent la langue dans des atmosphères différentes. C’est ainsi que l’habitant de l’Europe aura une intensité plus subtile que celui de l’Amérique du Sud. Qu’on ne s’y méprenne pas, l’intensité n’est pas qu’extérieure. La personne qui parle le portugais peut avec une grande intensité regarder sa vigne pousser…

 

On peut déjà comprendre la langue portugaise avant de la parler. Pour cela, il faut délaisser une possible tendance à évaluer les gens en fonction de leurs personnalités, de leurs centres d’intérêt, de leurs métiers et de leurs occupations, en fonction de leurs religions ou de leurs opinions politiques. Il suffit de regarder à travers leurs différences, et de se brancher sur leur seul point commun : l’intensité. Cette observation de leur intensité peut, en un premier temps, échapper aux anesthésiés de la vie, tellement la notion d’intensité est faussement associée à une forme extrême d’expression extérieure. Elle peut l’être, mais pas uniquement. Mais quand on commence à « capter » cette intensité au-delà des multiples différences personnelles et même culturelles, alors, on est déjà en relation avec l’esprit de la langue. Il est alors plus aisé d’apprendre à parler la langue en elle-même…

 

 

18.6.2014

 

 

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COMMENTAIRES :

 

"De fait, et si on a encore des doutes, il suffit de regarder leurs films ou d'avoir des amis portugais pour ressentir/observer cette intensité."

 

E. St M.

 

 

"Mais oui, je me rends compte maintenant pourquoi j'ai plus d'amis portugais qu'espagnols, parce que leur intensité et leur gentillesse m'attire. J'ai constaté à quel point, quand ils sont versés dans un sujet, ils l'étudient dans toutes les facettes possibles et imaginables, et même inimaginables, ils entrent dans une intensité de recherche en quelque sorte, donc tout à fait ce que tu as canalisé."

 

L.B.

 

 

"Ah oui le brésilien :-) :-) :-) :-)

"Je l'ai compris dès mon arrivée là-bas ! Comme tu dis, la comprendre avant de la parler, cette langue !

"C'est une de mes langues préférées, savoureuses, sensuelle, tendre, comme les cherinhos :-)

"J'ai traduit du brésilien ( portugais brasileo ) à des francophones, ils voyaient que j'avais l'air de comprendre, ce qui était le cas, lors d'un congrès de biodanza là-bas, sans l'avoir appris, c'était simple, surtout les termes abstraits, qui ressemblaient au français, pour moi

"Et comme souvent, quand on me parlait à moi dans cette langue je ne comprenais plus, engoncée dans ma" timidité"

"Un tout grand merci pour cette canalisation François ! :-)"

 

O. L. K.-K.