Persan


Préambule.

Une personne qui appréciait la justesse de mes canalisations précédentes m’a demandé de me pencher sur le persan. Voici un extrait de sa lettre à mon attention :

 

« Cher François, pourrais-tu voir quel était l'esprit propre à la langue persane, parce que je me dis que comme pour les autres langues, ça donnerait des pistes de compréhension du pays, de la culture et du peuple, et des pistes pour comprendre les incompréhensions subies et les jugements portés sur le pays.

 

« Cette langue si peu parlée dans le monde ou plutôt si circonscrite à un territoire déterminé... Cette langue est la langue de poètes magnifiques-fabuleux du XIIIe siècle. Cette langue, à mes yeux, est riche d'une douceur infinie, et une des seules langues à avoir résisté à l'invasion des arabes. Ce qui est sûr, c’est que cette langue est un facteur de différenciation et d'unification du peuple perse.

 

« Cette langue, qui ici semble si différente par sa nature indoeuropéenne, n'est pas si éloignée que ça de nos langues latines ou germaniques (français, anglais, allemand, français). Peut-être que cette culture, qui ici semble si différente, n'est pas si éloignée que ça de nos cultures. Peut-être qu'il y a assimilation entre les langues persan-arabe pour partager en partie leur alphabet, ou parce que grande partie de la culture antique perse est parvenue à l'occident premièrement par les arabes puis par les grecs ou par l'Espagne de l'Al-andalus... »

 

- J’écoute l’esprit du persan.

 

- Je suis l’esprit de la langue persane, l’esprit de la noblesse. Vous ne pourrez pas me connaître à partir de l’extérieur ; il vous faudra entrer en moi pour me comprendre.

 

Un monde qui se perd dans une confusion d’uniformité et de comparaison ne peut pas évaluer à sa juste mesure un esprit pur en soi. Dans une culture de confusion, la noblesse se crée comme un statut social pour créer un fossé avec le plebs. Il s’agit là d’un combat contre l’uniformité de « tous pareils » à travers la comparaison érigée socialement entre ce qui est considéré comme « mieux » et ce qui est considéré comme « moins bien ». C’est là le langage de l’ego introduit dans le codex social. Si tel est votre modèle d’organisation humaine, vous aurez à le désapprendre avant d’aborder votre initiation à l’esprit du perse, à l’esprit du persan. La noblesse du perse n’est ni une revendication, ni un statut, ni une évaluation sociale. Elle est un état d’être, qui n’encense ni dénigre quoi que ce soit qui ne soit pas perse. Le persan ne se compare ni en mieux ni en moins bien ; la langue persane EST.

 

Le persan est la langue la plus compliquée au monde à traduire en une autre langue, voire même à transcrire dans un alphabet appartenant à une autre langue. La seule langue qui pourrait traduire pleinement et correctement le persan serait une nouvelle langue inventée, qui serait sa sœur jumelle et s’appellerait donc… le persan. La langue persane est à ce point spécifique.

 

L’anglais sous toutes ses formes est la langue dans laquelle l’esprit du persan se perdra le plus en traduction. L’anglais et tous ses dérivés sont les langues de l’impérialisme. Or, comment un esprit impérialiste pourrait-il comprendre un esprit pur en soi, un esprit hermétique à la comparaison, à l’annexion ou au détournement de soi-même ? Le fait de mettre de l’eau dans son vin ne change en rien la qualité intrinsèque du vin. Il ne l’altère que là où l’eau fut ajoutée. De même, quelles que soient les altérations du persan qui le feraient plus ou moins ressembler à une autre langue à travers les filtres de la traduction ou de la transcription, son esprit ne pourrait pas être atteint ni modifié. Son esprit de noblesse ne peut pas disparaître, même quand il n’est pas, peu ou pas bien perçu.

 

Vous est-il arrivé de vous sentir heureux, d’un bonheur pur, sans que ce sentiment ne soit dérivé d’une comparaison avec l’état de malheur ? Vous est-il arrivé de vous sentir libre, d’une liberté pure, sans que ce ressenti ne soit la conséquence de la libération d’un quelconque enfermement ou d’une quelconque limitation ? Vous est-il arrivé de vous sentir quelqu’un de bien, sans que cet état ne souffre de la comparaison avec la moindre notion de mal ? Si votre réponse est oui à l’une de ces questions, soyez le bienvenu au pressenti de l’ouverture que votre immersion dans la langue persane pourrait vous apporter : le ressenti pur de la noblesse, sans comparaison ni distinction d’un quelconque statut social, familial ou historique.

 

Comme les personnes malheureuses ne peuvent pas évaluer le bonheur pur, comme les personnes limitées ne peuvent pas évaluer la liberté pure, comme les personnes mal dans leur peu ou se jugeant en mal ne peuvent aborder la sensation d’être bien, ainsi les personnes qui comparent et/ou généralisent n’ont pas d’accès à la noblesse pure.

 

Ceux qui s’expriment avec fluidité en langue persane ne doivent pas chercher l’accès à cette noblesse naturelle, car ils sont d’office immergés en elle. Raison pour laquelle les artistes et artisans de langue perse ont produit tellement de chefs-d’œuvre empreints de délicatesse et de subtilité, et ceci n’a évidemment rien à voir avec la taille des œuvres. Raison aussi pour laquelle les mystiques de langue perse ont si facilement accès à la noblesse divine, une notion impossible à appréhender dans les cultures où la religion ou la spiritualité se reconnaissent à leur absence de dualité, de mental ou de plaisir terrestre.

 

Pour évaluer l’effet de l’annexion ou de l’envahissement de peuples ou de régions de langue persane par des organisations d’autres langues – quelles qu’en soient la forme ou l’origine –, tentez d’imaginer le patron d’une chaîne de fast-food exploitant un restaurant classé cinq étoiles, ou tentez d’imaginer un groupe de « death metal » s’habiller de dentelle de Bruges de la tête aux pieds. Le produit final n’aurait plus grand-chose à voir avec chacune ses composantes.

 

Le persan ne s’ouvre pas facilement au métissage, raison pour laquelle sa pratique est en désuétude en nos temps de mélanges culturels. Il restera toutefois une source d’expérience de la noblesse pure pour tous les esprits aventureux qui chercheraient à en capter l’essence.

 

1.2.2011

 


 

English translation :

 

The spirit of Persian

A person who appreciated the accuracy of my previous channelings asked me to consider Persian. Here is an excerpt from his letter to my attention:

"Dear François, could you see what was the spirit proper to the Persian language, because I think that like with the other languages, it would provide leads to understand the country, its culture and its people, and ways to understand the judgments and misunderstandings incurred about the country.

"This so little spoken language in the world or rather circumcised to a specific territory ... This language is the language of the magnificient-fabulous poets of thirteenth century. This language, in my view point, is full of infinite sweetness, and one of the few languages ​​to have survived the Arab invasion. What is certain is that this language is a factor of differentiation and unification of the Persian people.

"This language, which here seems so different by its Indo-European nature, is not so far from our Germanic and Germanic languages ​​(French, English, German). Perhaps this culture that seems so different here, is not that distant from our cultures. Perhaps there is an assimilation between the Arab-Persian languages ​​because they share the same alphabet, or because much of the ancient Persian culture reached the West first by the Arabs and then by the Greek or Spain of Al-Andalus ... "

- I listen to the spirit of Persian.

- I am the spirit of Persian language, the spirit of nobility. You may not know me from the outside you will need to enter inside me to understand me.

A world that is lost in a confusion of consistency and comparison can not assess at its true value a pure mind in itself. In a culture of confusion, the nobility is created as a social status to create a gap with the plebs. This is a fight against the uniformity of "all the same" through a socially constructed comparison between what is considered "better" and what is considered "less well". This is where the language of ego is introduced into the social codex. If this is your model of human organization, you will have to unlearn it before approaching your initiztion to the spirit of Persian, the spirit of Persian. The nobility of Persia is neither a claim nor a status or a social assessment. It is a state of being, which neither appreicates nor denigrates anything that is not Persian. Persian can not be compared neither better nor less well, the Persian language IS.

The Persian language is the most complicated language in the world to be translated into another one, even to be transcribed into another alphabet of a different language. The only language that could fully and properly translate Persian would be a newly invented language, it would be its twin sister ... and would then be called… Persian. The Persian language is specific up to this point.

English in all its forms is the language in which the Persian spirit will be the most lost in translation. English and all its derivatives are the languages of imperialism. But how could an imperialist mind understand a pure mind in itself, a spirit sealed in comparison to the annexation or the diversion of oneself? Putting water in its wine does not affect the intrinsic quality of the wine. It only alters it where water was added. Similarly, whatever the changes in Persian that would make it more or less resemble to another language through the filters of translation or transcription, its spirit could not be reached or changed. its spirit of nobility can not disappear, even when not, little or not well discerned.

Have you come to feel happy, a pure happiness that is not derived from a comparison with the state of misery? Have you come to feel free, a pure freedom that is not the result of the liberation of any confinement or any limitation? Has it come to you to feel that you are a good person, and that this state does not suffer from comparison with the slightest notion of evil? If your answer is yes to any of these questions, then you are welcomed to the prospective of openness to what your immersion in the Persian language could bring you: the pure feeling of the nobility, without comparison or distinction of any social status , family or history.

As unfortunate people can not assess pure happiness, as limited people can not assess pure freedom, as ill at ease people or those who are ill in judging themselves, those who cannot address the feeling of being well, so people who compare and / or do not have widespread access to pure nobility.

Those who speak fluently in Persian should not seek access to the natural nobility, as they are automatically immersed in it. This is the reason why artists and artisans of Persian produced so many masterpieces full of delicacy and subtlety, and this obviously has nothing to do with the size of their works. This is also the reason why the mystical Persian language has a facility in accessing the nobility of the Creator, a notion that is impossible to apprehend in the cultures where religion or spirituality may be identified with absence of duality, mental or pleasure ground.

To evaluate the effect of annexation or invasion of peoples or regions of the Persian language by organizations of other languages ​​- whatever their form or origin would be - try to imagine the owner of a chain of a fast-food restaurant operating a ranked five stars one, or try to imagine a group of a "death metal" wearing a Bruges lace dress from head to toe. The final product would not have much to do with each of its components.

Persian does not open easily to crossbreading, that is why its practice is obsolete in our time of cultural mixtures. However, it remains a source of pure experience of the nobility for all adventurous spirits who seeks to capture its essence.

 

(Translation courtesy of Lina Queen, thank you. As it is published without re-reading or corrections, please refer to the original channeling in french for the source of the message.)