Flamand

(Vlaams)


 

- J’écoute l’esprit du flamand

 

- Je suis la langue flamande, la langue de la terre, la langue de la dépendance à l’incarnation et à la terre. Si vous ne comprenez pas le rapport à la dépendance, vous ne pourrez pas me parler. Oui, vous pourriez me parler en surface, mais vous ne pourriez pas me parler en profondeur, voyez-vous.

 

Ceux qui parlent ma langue souffrent quand est frustrée cette dépendance. Ils doivent alors impérativement devenir indépendants de tout ce qui les coupe de cette dépendance. Ils peuvent alors donner une impression d’indépendance, voire même de trahison, alors que le contraire est vrai. Laissez le flamand libre de ses dépendances, et vous traiterez avec un flamand heureux. Coupez-lui l’accès à ses dépendances, et vous traiterez avec un flamand furieux.

 

J’ai deux sœurs qui me ressemblent et en même temps ne me ressemblent pas : le hollandais, ou néerlandais, et le flamand d’Afrique du Sud. Même si l’apparence politique et géographique prétendrait le contraire, le flamand africain m’est plus proche que le hollandais. Nous avons les mêmes racines, ou plutôt : le même sens des racines. Nous sommes des boers, des fermiers, mais plus dans le sens d’attachement à la terre que dans le sens du métier auquel notre société contemporaine consacre une attention exacerbée.

 

Le flamand africain a trouvé une autre terre à laquelle s’attacher, ce qui fondamentalement ne change rien dans la mesure où c’est finalement à la planète terre que je suis attaché. Je parle donc au nom du flamand européen, comme du flamand africain. Attachés à la même terre, ce sont les mêmes flamands.

 

Le hollandais a pris une autre voie que celle de l’attachement à la terre. Je ne parle donc pas au nom du hollandais ou néerlandais, qui est devenue une autre langue même si toutes les apparences diraient le contraire et qu’aujourd’hui la confusion entre nos deux langues ne cesse de grandir. Dans la confusion, on cherche même à nous imposer une orthographe commune. Quelle catastrophe.

 

Ce profond besoin de dépendance a poussé les peuples flamands à chercher la dépendance là elle ne se trouve pas, là où elle ne peut pas se trouver : dans la dépendance entre les peuples, entre les cultures, entre les être humains. Pendant que le flamand européen fut mis en dépendance sous le joug français-francophone (*), le flamand africain a mis le peuple appelé noir sous sa propre dépendance. Deux mouvements inverses en apparence, mais en profondeur un seul et même mouvement : celui de la dépendance entre être humains. Le mouvement de libération est le même, quoiqu’en apparence contraire, en Belgique et en Afrique du Sud : la libération finale de la dépendance entre humains, afin de retrouver la dépendance envers la terre qui nous nourrit tous.

 

A tous ceux dans le monde qui ne parlent pas le flamand, et vous êtes nombreux, j’envois un message d’ancrage. Regardez à quel point, à force de toujours vouloir vous élever, vous perdez le contact avec la terre. Rappelez-vous le boer, rappelez-vous le FERMIER en vous, rappelez-vous de l’existence de la terre qu’on dit mère. Vous la foulez du pied tous les jours, et n’en avez même plus conscience.

 

Apprendre le flamand, c’est apprendre la langue de la terre.

 

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(*) Le mot « français » fait ici référence à la langue française, à ne pas confondre avec la nationalité française.

 

15.9.2010

 


 

English translation :

 

The spirit of Flemish


- I listen to the spirit of Flemish

- I am the Flemish language, the language of the land, the language of dependency to the incarnation and to earth. If you do not understand the relation to dependency, you will not be able to talk to me. Yes, you could talk to me superficially, but you could not talk to me deeply, you see.

Those who speak my language suffer when this dependence is frustrated. There, they must be absolutely independent of what cuts them from this dependency. They can then give an impression of independence and even of treason, while the opposite is true. Free the Flemish from his dependencies, and you will be dealing with a happy Flemish. Cut him access to his dependencies, and you will be dealing with a furious Flemish.

I have two sisters who are like me and yet not like me: Dutch, Netherlands, and Flemish of South Africa. Although the political and geographical appearance suggests otherwise, African Flemish is closer to me than Dutch. We have the same roots, or rather the same sense of roots. We are the Boer farmers, but rather in the sense of attachment to the land than in the sense of work to which our contemporary society devotes an overly exacerbated attention.

African Flemish found another territory, to which to be attached,different than the one to which I am attached, which basically does not change anything since it is ultimately to the planet earth that I am attached. So I speak on behalf of the European Flanders as on behalf of the African Flemish. Attached to the same land, they are the same Flemish.

Dutch took a different path than the attachment to the land. I do not speak on behalf of the Dutch or the Netherlands, which has become another language even if all appearances indicate the contrary and that the confusion between the two languages nowadays ​​never ceases to grow. In that confusion, we even seek to impose a common spelling. What a disaster.

This deep need for dependence has led people to seek Flemish dependence where it is not, where it can not be: in the dependence between people, between cultures, between human beings. While the European Flemish dependency was set under the yoke of French-speaking (*), African Flemish has called on black people to fall in his own dependancy. Two opposite movements in appearance, but in depth a single movement: that of dependency of human beings. The liberation movement is the same, although seemingly contrary, in Belgium and in South Africa: the final liberation of dependency between humans, in order to find dependency to the land that sustains us all.
 

To all those worldwide who do not speak Flemish, and there are many of you, I send an anchorage message. Look to which level, by always wanting to elevate yourselves, you lose contact with earth. Remember the Boer, remember the farmer in you, remember the existence of earth that we call mother. You walk on it every day, a thing of which you are not even conscious.

Learning Flemish, is learning the language of the land.

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 (*) The word "French" here refers to the French language, not to be confused with French nationality.

 

 

(Translation courtesy of Lina Queen, thank you. As it is published without re-reading or corrections, please refer to the original channeling in french for the source of the message.)