Espagnol


 

- J’écoute l’esprit de l’espagnol

 

- Je suis la langue de l’oppresseur, autant que la langue de l’oppressé. Si tu ne comprends pas la langue de l’oppression, tu ne comprendras pas la – voir les – langue(s) espagnole(s). Dans le rapport interne entre les langues espagnoles, il y a oppression de l’une à l’autre. Dans le rapport entre l’Espagnol et l’étranger à lui, il y a oppression dans un sens ou l’autre. La culture espagnole est basée sur l’oppression, et sur la résistance contre elle.

 

Je ne suis pas une langue qui oppresse, ni une langue oppressée. Je suis les deux à la fois, et je suis plus que le cumul des deux. La longue histoire des tyrannies en Espagne et en Amérique du Sud en est une émanation. Le chaleureux accueil des SS en Argentine en est une autre. Le rapport entre hommes et femmes également.

 

La culture espagnole n’est pas une culture de liberté, c’est une culture d’oppression. La liberté n’y est qu’une réaction contre l’oppression. Elle n’y existe pas en tant que telle, mais en fonction de la notion d’oppression. L’oppression y est déclinée dans toutes ses nuances, de la passion à la tendresse, du fachisme au prosélytisme religieux.

 

La figure du macho est l’archétype, la figure emblématique, le symbole absolu de l’oppression.

 

Apprendre ma langue, m’apprendre moi et ma culture, c’est rencontrer l’oppression jusque dans les moindres détails.

 

11.9.2010

 


 

English translation :

 

The spirit of the Spanish language

 

- I listen to the spirit of the Spanish language

 

- I am the language of the oppressor as much as of the oppressed. If you don’t understand the language of oppression, you will not understand the Spanish language, let’s even say the languages. In the internal relation between Spanish and what is a stranger language in regards to this language, there is oppression in one sense or the other. The Spanish language is based on oppression, and on the resistance to oppression.

 

I am not an oppressive nor an oppressed language. I am both at the same time, and I am the cumulative of both. The long history of tyrannies in Spain and in South America is an emanation of this cumulative oppression. The warm welcome of the SS in Argentina is another manifestation, and in an equal measure the relation between men and women.

 

The Spanish language culture is not a culture of freedom, it is a culture of oppression. Freedom is nothing more than a reaction in face of oppression. It does not exist as such, but vis à vis the notion of oppression. Oppression is declined in all its nuances, from passion to tenderness, from fascism to religious proselytism.

 

The macho figure is the archetype, the emblematic figure, the absolute symbol of oppression.

 

To learn my language, to learn me and my culture, is to meet the oppression even to the smallest details.

 

(Translation courtesy of Lina Queen, thank you. As it is published without re-reading or corrections, please refer to the original channeling in french for the source of the message.)