Arabe


 

- J’écoute l’esprit de l’arabe.

 

- Je suis l’arabe, je suis une langue visuelle, la plus visuelle de toutes les langues actuellement parlées.

 

Beaucoup de langues peuvent s’aborder, se comprendre, se ressentir par l’audition pure, ou par l’audition en tant que porte d’entrée dans l’univers plus approfondi de la langue. L’arabe ne peut s’appréhender qu’en tenant compte, d’emblée, du visuel. Ce qui a de quoi déconcerter les personnes qui tentent de l’apprendre comme ils apprendraient n’importe quelle autre langue.

 

L’arabe n’est pas n’importe quelle langue, et ne s’apprend pas comme n’importe quelle autre langue. Les personnes parlant l'arabe depuis plusieurs générations peuvent d’ailleurs être tout aussi déconcertées face à la déconcertation de ceux qui ne le parlent pas.

 

En abordant l’arabe, on ne peut séparer vision et audition. Les personnes qui ne parlent pas l’arabe et qui séparent ces deux sens, sont souvent fascinés par la calligraphie de la langue et expérimentent une répulsion inconsciente en l’entendant. Seul la jonction de la vision des lettres et de l’audition des mots fait accéder à la nature de cette langue.

 

Les personnes qui parlent l’arabe – ici sont comprises les diverses versions de la langue – n’ont généralement pas conscience de ce lien entre l’audition et la vision, habitués qu’ils sont à les manier ensemble. Demander à un arabe (une personne parlant arabe) de séparer vision et audition, c’est comme de demander à un être humain de séparer inspiration et expiration. « Mais, dirait cet humain, l’inspiration et l’expiration forment quand même ensemble la respiration ; on ne peut les séparer ?! » Ainsi en est-il de la vision et de l’audition pour l’arabe.

 

L’arabe a tendance à avoir une vision/audition déformée des autres cultures, des autres langues dont aucune ne fait un lien aussi serré entre ces deux sens. S’il voit quelque chose, il suppose que c’est ce qu’il entend. S’il entend quelque chose, il suppose que c’est ce qu’il voit.

 

Il se trouve en état d’incompréhension face à une culture qui aurait tendance à montrer autre chose que ce qu’elle dit, à dire autre chose que ce qu’elle montre. Le mot « culture » importe ici plus que le terme de « langue », dans la mesure où deux cultures qui parlent la même langue et partagent donc une même sensibilité auditive (l’anglais et l’américain, par exemple) n’ont pas d’office le même rapport à la vision l’un que l’autre, et donc pas plus le même rapport vision-audition.

 

Le rapport au visible et à l’invisible sous-tend à toute utilisation de la langue arabe. Il ne faut donc pas s’étonner que ce soit une langue qui stimule autant la spiritualité et la religion. L’arabe est autant fixé sur le visible – les apparences – que sur l’invisible, et sur le rapport entre les deux. Il l’est bien plus que n’importe quelle autre langue.

 

La langue arabe peut mener à toutes les nuances et tous les extrêmes en matière de visible et d’invisible. Ceci n’est pas dicté par la langue elle-même, mais par la personnalité des individus et/ou des ethnies qui la parlent. Certains feront une obsession du visible, s’aveuglant sur les seules apparences. Certains feront une obsession de l’invisible, dénigrant le concret. Certains feront le pont entre les deux, autant pour eux-mêmes que pour leur communauté. Tout est possible, et cela se fait essentiellement à travers l’utilisation de la langue.

 

La meilleure façon d’aborder sereinement une personne de langue arabe, même sans parler sa langue, et de manifester la plus grande cohérence possible entre ce qui est montré et ce qui est dit.

 

La meilleure façon de générer le conflit avec lui, est d’avoir un discours contraire aux apparences, ou des apparences contraires au discours ce qui revient au même. N’essayez donc pas le lui faire gober un « Nous venons en paix » exprimé par des porteurs de mitraillettes, le message ne passerait pas.

 

Attention, ce principe est très différent du « Marcher sa parole » cher à plusieurs autres cultures, où il est question d’unifier les actes et le discours. C’est très, très différent ici. Chez l’arabe, il s’agit d’unifier la vision et l’audition, donc les apparences et le discours.

 

Les actes et les apparences étant deux choses très différentes, cela implique que la personne de langue arabe peut avoir une facilité déconcertante pour les autres cultures à montrer une apparence différente des actes réellement posés. L’important étant, une fois de plus, que le discours et les apparences soient cohérents, que l’auditif et le visuel soient unifiés.

 

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Postface. Voici le commentaire éclairant envoyé par Lina Balhawan après lecture de cette canalisation :

 

Merci beaucoup pour la canalisation de la langue arabe. Incroyable combien cela corrèle avec ma façon de "voir" les choses. Comme l'exemple du poisson rouge. Pour les français c'est un poisson rouge, et quand je le vois, il a une couleur orange, alors, je trouve cela une aberration puisque ma langue me fait corrélation entre le mot rouge et la vision de l'orange.

 

D'un autre côté un poisson rouge chez nous a un nom précis qui ne tient pas compte de la couleur, mais comme presque tous les autres noms de presque toute chose, il désigne particulièrement et uniquement cet être, et la plupart du temps provient d'un verbe si on peut lui associer une action.

 

Comme par exemple le mot arbre "shajar" provient du verbe "shajara" qui veut dire planter des arbres, le mot "souhlieh" salamandre vient du verbe "sahala" qui veut dire écraser et broyer, c'est la façon dont l'animal bouge sur le sable, cela corrèle avec le lien entre apparence et mot. La langue arabe est très descriptive.

 

Voilà, une nouvelle compréhension qui m'éclaircit.

 

Il n'y a pas de problème pour ajouter ma réaction sous ta canalisation puisque cela éclaire les autres sur la façon dont les arabes comprennent les choses, et tu peux ajouter mon nom aussi. :o)

 

Toute compréhension entre les peuples évite un conflit, et je te remercie pour le travail que tu fais. Cela s'ajoute à tout ce que tu fais pour nous pour l'Unification.

 

 

3.10.2010

 


 

English translation :

 

The spirit of Arabic


- I listen to the spirit of Arabic.

- I am Arabic, I am a visual language, the most visual of all the spoken languages ​​.

 Many languages ​​can greet each other, understand each other, feel each other by the hearing only, or by the hearing as a gateway to the more profound universe of the language. Arabic can not be apprehended unless we immediately take into account the visual, the thing that would confuse people trying to learn it the same way they learn any other language.

Arabic is not any language, and can not be learned like any other language. People who have been speaking Arabic for several generations can also be just as bewildered by the confusion of those who do not speak it.

In addressing Arabic, we can not separate vision and hearing. People who do not speak Arabic and who separate these two senses are often fascinated by the calligraphy of the language, meanwhile, they experience an unconscious repulsion on hearing it. Only the junction of the vision of letters and hearing words makes access to the nature of the language.

 People who speak Arabic - here are included the various versions of the language - are largely unaware of the link between the hearing and the vision, being used to handle them together. Asking an Arab (one who speaks Arabic) to separate vision from hearing is like asking a man to separate inhaling and exhaling. "But, would this man say, inhaling and exhaling together form breathing, we can not separate them?! " Thus it is with vision and hearing for Arabic.

Arabic tends to have a distorted vision / hearing for other cultures, other languages, none of which makes as tight a link between these two senses. If Arabic sees something, it assumes that that this is what it hears. If it hears something, it guesses that this is what it sees.

Arabic is in a state of incomprehension in front of a culture that tends to show something other than what it says, to say something other than what it shows. The word "culture" is more important here than the term "language", in a sense that two cultures speaking the same language and sharing the same hearing sensitivity (English and American, for example) have not automatically the same relation with vision as one another, and therefore no more the same relation between vision and hearing.

The relation with the visible and invisible underlays behind any use of the Arabic language. It should come as no surprise that it is a language that stimulates both spirituality and religion. Arabic is as much attached to the visible - appearances - as to the invisible, and to the relationship between the two, much more than any other language.

The Arabic language can lead to all the nuances and all the extremes in the realms of the visible and the invisible. This is not dictated by the language itself, but by the personality of individuals and / or ethnic groups who speak it. Some will make an obsession of the visible, keeping on being blind except for appearances. Some will make an obsession with the invisible, denigrating the concrete. Some will bridge the gap between the two, both for themselves and for their community. Anything is possible, and this is done primarily through the use of language.

 The best way to calmly deal with a person of Arabic language, even without speaking their language, is to demonstrate the greatest possible consistency between what is shown and what is said.

 The best way to generate conflict with that person, is to have a speech contrary to appearances, or appearances contrary to the speech, which is the same. Do not attempt to make him swallow a "We come in peace" expressed by carriers with machine guns, the message would not pass.

Warning, this principle is very different from "Marching one own word" dear to many other cultures, which refers to unify the actions and the speech. It's very, very different here. In Arabic, this is a unified vision and hearing, so the appearance and speech.

The actions and appearances are two very different things, this means that a person of Arabic language for other cultures can have a surprising ease to show a different appearance of the acts actually posed. The important thing is, once again, that the speeches and appearances are consistent, that the auditory and the visual are unified.

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Postface. Here are the comments posted by Lina giving some light shed after reading the channeling:

Thank you for the channeling of the Arabic language. Amazing how much it correlates with the way I "see" things. As an example the goldfish. For the French it is a red fish, and when I see it, it has an orange color, then I think it's an aberration, since my languqage correlates with the word red and the vision of the orange.

On the other hand, a goldfish has a specific name that does not take into account the color, but like almost all other names of almost everything, it refers specifically and only to this thing, and mostly comes from a verb associated to an action.

 Such as the word tree "shajar" comes from the verb "Shajara" which means planting trees, the word "souhlieh" salamander comes from the verb "sahala" which means to crush and grind, this is how the animal moves on the sand, this correlates with the link between appearance and word. The Arabic language is very descriptive.

Here, a new understanding that you have given me.

 There is no problem to add my response under your channeling because it informs the others about how the Arabs understand things, and you can add my name too. : o)

 Any understanding between people avoids conflict, and I thank you for the work you do. This is in addition to everything you do for us for the Unification.

 

(Translation courtesy of Lina Queen, thank you. As it is published without re-reading or corrections, please refer to the original channeling in french for the source of the message.)