Duel spirituel

 

« Vous ne pouvez affaiblir le fort pour renforcer le faible. »

 

(Abraham Lincoln)

Il était une fois dans l'Ouest / Once upon a time in the west
Il était une fois dans l'Ouest / Once upon a time in the west

 

Les avez-vous déjà rencontrés ?

 

Au far west, ils vivent le colt à la ceinture. Pour prendre le pouvoir, ils dégainent. Ils abattent les plus forts pour prendre leur place. Ils espèrent devenir ainsi les plus forts, eux-mêmes. Jusqu’à ce qu’un nouveau challenger vienne les défier, eux. Ils grandissent par l’annihilation du fort. Ils ne peuvent concevoir la réussite que dans la rivalité.

 

De nos jours, en politique, en relation amoureuse, en quête spirituelle, ils existent aussi, ils existent encore et toujours. Peut-être les avez-vous déjà rencontrés. Ils ne portent pas de colt à la ceinture, ce n’est ni politiquement ni spirituellement correct. Ils utilisent les moyens d’aujourd’hui  : la désinformation, la diffamation, la démolition de réputation. Peu importe les moyens, directs ou indirects, l’essentiel est de détruire le plus fort pour se prouver son propre pouvoir.

 

En tant qu’enseignant spirituel ou accompagnateur de vie, ces rivaux, agresseurs, j’ai appris à bien les reconnaître. J’ai mis longtemps à comprendre. Trop naïf, de trop bonne volonté pour aider mon prochain, je ne faisais pas la différence entre d’une part ces pistoleros qui s’enivrent à abattre leurs rivaux, et d’autre part ces personnes qui opposent – de façon fort humaine, après tout – quelques résistances à leur propre épanouissement.

 

Les démolisseurs m’ont fait un beau cadeau, bien malgré eux. A force de me choisir comme cible, ils m’ont aidé à reconnaître la force qui m’habite, qui est la raison même pourquoi ils me choisissaient comme challenger. Ils m’ont poussé/aidé à puiser au plus profond de moi la source de mon estime de moi. Qu’ils en soient remerciés.

 

Aujourd'hui, j’ai appris à ne plus réagir à la provocation, ou plutôt : je continue d'apprendre. J’ai appris à passer mon chemin. Les chiens aboient, la caravane passe. Je préfère être heureux, épanoui, et vous aider à l’être aussi, dans la reconnaissance de tout votre être, et du mien.