La culture du Trois présente :

Le dernier tour des élections


A quelques heures du scrutin présidentiel aux Etats-Unis, voici une réflexion sur tout système électoral prônant un tour final avec seulement DEUX candidats...

 

Bernie Sanders, Hillary Clinton, Donald Trump
Bernie Sanders, Hillary Clinton, Donald Trump
Dans quelques heures, nous connaîtrons le/la prochain(e) président(e) des Etats-Unis. Indépendamment de la personnalité et du programme des deux derniers candidats en lice, Donald Trump et Hillary Clinton, je m'arrête un instant à la dynamique du dernier tour qui se limite à la confrontation entre deux candidats. Un système électoral qu'on retrouve également en France, parmi autres pays. Pourquoi deux, et pourquoi pas trois ?
 
Dans ma présentation du signe de la Balance, j'écrivais déjà que "Un système qui donne le pouvoir exclusif à un président ou à un gouvernement sur base de 51% des voix des électeurs, laissant les 49 autres % dans l'ombre, ignore tout de l'énergie de la Balance."
 
Depuis que les deux derniers combattants ont été sélectionnés, la campagne a pris une allure de règlement de comptes mutuels, tombant tête baissée dans le piège de la sacro-sainte dualité "je suis le bien, et mon opposant est le mal". Le but n'était plus tant de défendre son propre programme, mais bien de démolir celui de l'autre.
 
Indépendamment de la personnalité des candidats, cette situation est favorisée par un système "un contre un" qui prône la confrontation plutôt que la collaboration. Il s'agissait également de récupérer un maximum des voix qui seraient allées vers le troisième candidat, Bernie Sanders.
 
Imaginez un instant que le dernier tour se soit déroulé avec TROIS candidats : Clinton, Trump et Sanders. Difficile, dans ce cas, de maintenir cette démonisation de l'autre dans un cadre dualitaire "de bien et de mal". Je suis persuadé que cette dynamique aurait forcé chaque candidat à plutôt défendre son propre programme, en basant sa victoire potentielle sur ses propres mérites ou promesses.
 

Je vais même plus loin dans ma réflexion : un système basé sur la confrontation plutôt que sur la collaboration produit des candidats finaux qui, quelle que soit leur optique politique, vont promouvoir cette même logique de confrontation entre "le bien" et "le mal" autant dans les relations entre les Etats-Unis et le reste du monde, que sur le plan domestique (national). Les candidats en faveur d'une plus grande collaboration nationale et/ou internationale sont, par définition, éjectés par un tel système électoral...

 

François De Kock

 


Partagez vos commentaires :

Commentaires : 2
  • #2

    François De Kock (mercredi, 09 novembre 2016 03:19)

    58.038.806 voix pour Trump, 57.493.407 voix pour Clinton. La victoire de Trump repose donc sur 545.399 électeurs si je compte bien. Ce sont eux qui ont fait peser la balance dans un sens plutôt que dans l'autre. De mon point de vue, la victoire n'appartient pas à une majorité, mais à une minorité. 545.399 électeurs viennent de décider du futur de notre planète.

    Cette observation m'ancre plus encore dans cette notion que je vous ai partagée dans mon article : "Un système qui donne le pouvoir exclusif à un président ou à un gouvernement sur base de 51% des voix des électeurs, laissant les 49 autres % dans l'ombre, ignore tout de l'énergie de la Balance."

  • #1

    Biot Micheline (mardi, 08 novembre 2016 15:50)

    Et comment François...je souscris à ton analyse juste