Accepter notre ombre, sans nous y identifier

 

 

Un des aspects les plus cruciaux de la voie de l'acceptation, c'est l'acceptation de nos ombres. La meilleure façon de nous rendre esclave de nos ombres, c'est de les occulter. Alors autant les accepter.

 

Je puise une nouvelle fois dans le manuel d’étude établi par les disciples de Lee Lozowick pour vous offrir une explication toute simple à ce sujet.

 

Je vous la traduis en français, et joins le texte original sous la traduction :

 

Faire face à l’ombre signifie qu’on ne rejette pas l’inhumanité de l’homme envers l‘homme ; à la place, nous reconnaissons qu’il s’agit également d’une partie de notre nature. Nous ne nous considérons pas, ni comme séparés, ni comme supérieurs à l’humanité. Quand nous réagissons ou nous distançons de l’injustice, de l’intolérance, d’attitudes inconscientes, nous n’en sommes que plus figés. Toute réaction ou distanciation est rigide. Comme Lee le décrivait, nous ne pouvons même pas commencer à imaginer avoir de la compassion pour l’humanité aussi longtemps que nous ne savons pas, avec une clarté sans faille, ce que nous avons à considérer. Et, ce que nous avons à considérer, c’est nous-même.

 

D’après Jung, l’ombre a une capacité de volonté et de choix qui lui sont propres. Si nous ne connaissons pas la capacité de notre propre ombre, elle agira à partir d’un espace inconscient, elle nous surprendra ignorants et non-préparés, usurpera notre force vitale avec une activité neurotique et improductive au moment même où nous avons le plus besoin d’énergie et de clarté. Nous avons besoin de vraiment avoir la vérité, dans le monde, dans les autres, mais avant tout en nous-mêmes. Socrate professait : « Connais-toi toi-même ». C’est bien de ça qu’il parlait. Nous devons pouvoir accepter chaque aspect de l’inconscient ; ce qui ne veut pas pour autant dire qu’il faille s’y identifier ou le réaliser. Au contraire, nous agissons avec discernement, tolérance, retenue, patience, cathexis (internalisation des émotions), gentillesse, compassion, en étant Cela en quoi rien ne peut s’enraciner.

 

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Facing the shadow means that we don't reject man's inhumanity to man ; instead, we recognize that it is a part of our own nature as well. We do not hold ourseIves separate from or above humanity. When we react to or recoil from injustice, to bigotry, to unconscious behavior, it is just more static. Ail reaction or recoil is static. As Lee described, we cannot begin to consider compassion for humanity unless we first know, with utter clarity, what we are looking at. And, what we are looking at is ourselves.

 

According to Jung, the shadow has a will and volition of its own. If we don't know the capacity of our own shadow, it will act out from an unconscious place, catch us unprepared and unaware, usurp our life force in unproductive, neurotic activity when we most need clarity and energy. We must be able to really know what is true, in the world, in others, but most of all, in ourselves. Socrates said, "Know thyseif." This is what he was talking about. We must accept every facet of the unconscious ; this does not mean that we should identify with it or act it out. Instead, we practice discrimination, forbearance, restraint, patience, cathexis (internalizing emotions), kindness, compassion, and being That which nothing can take root in.

 

(Hohm Sahaj Mandir Study Manual, A handbook for practitioners of every spiritual and/or transformational path, volume II, pg 462)

 

 

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