la bonne nourriture pour chacun

 

Une plongée en deux parties (lisez jusqu'au bout...) dans la question - ou la gestion - de notre nourriture, d'un point de vue de l'unification...

 

 

« Depuis la rédaction de mon premier ouvrage, j’ai eu l’occasion de me plonger dans l’examen de nombreux régimes et j'ai été frappé par le caractère généraliste des recommandations que l'on trouve dans la plupart. « Favorisez les protéines et fuyez les féculents », lit-on souvent, ou encore: « Consommez davantage de glucides complexes et évitez toute graisse animale. » Non pas qu'il s'agisse ici d'inepties, simplement, ces conseils n'ont pas valeur de vérité absolue.

 

« Dans la médecine classique, on commence tout juste à percevoir la nécessité de personnaliser les traitements, alors que la médecine traditionnelle chinoise ou ayurvédique, médecine indienne qui puise ses sources dans des textes anciens, tiennent compte depuis toujours du fait que nous sommes tous différents et prônent des règles nutritionnelles définies par les spécificités physiologiques, mentales et émotionnelles de chacun.

 

« Notre système médical a tendance à prescrire des remèdes universels : l'aspirine pour soulager la migraine; les antibiotiques pour soigner les infections; et, pour maigrir, moins de féculents et plus de protéines. Bien sûr, des progrès immenses ont été accomplis dans le traitement de nombreuses pathologies, mais nous sommes loin d'avoir trouvé une solution à tous les maux. »

 

Dr Peter J. D’Adamo, dans « Le régime génotype ».

 



 

N’étant ni médecin, ni nutritionniste, mes réflexions à propos de la nourriture sont restées à la traine dans le cadre de mon approche professionnelle – mais pas dans ma quête personnelle. Etant toujours très attentif à éviter toute projection de ma réalité sur autrui et à éviter toute généralisation de mes besoins sur tous, j’ai donc évité pendant longtemps d’intégrer la question de la nourriture  dans mon travail.

 

Je vous partage ici en quelques phrases mon évolution des 25 dernières années à ce sujet. Conscient de ne pas me nourrir de la façon la plus adéquate, j’ai un peu « mangé à tous les râteliers », en consultant et en tentant de pratiquer diverses approches nutritionnelles. Aucun conseil, même parmi les plus sérieux, ne me contentait vraiment. La raison, que je peux identifier aujourd’hui en conscience, était que chacune des solutions envisagées cadrait dans une approche généralisatrice de nos besoins. Le régime qui m’était préconisé était chaque fois le régime standard qui correspondait à ma typologie d’après la grille de lecture du système de nutrition consulté.

 

Ces approches générales, aussi sérieuses soient-elles, ne cadraient jamais avec l’évolution de mon travail qui reconnaissait de façon toujours plus pointue les spécificités uniques au monde de chaque être que j’accompagnais. Ayant compris, viscéralement, à quel point toute approche nutritionnelle qui se présente comme « la » solution pour tous n’était pas différente de la pensée unique philosophique ou politique, par exemple, j’ai introduit dans mon approche la reconnaissance des besoins individuels de chacun.

 

L’exemple le plus concret de ce changement se situe au moment où j’ai cessé d’intégrer des repas uniformes dans l’organisation de mes séminaires. Aujourd’hui, ainsi que tous les visiteurs du Sanctuaire de Gérardnoue le savent depuis des années, chacun apporte et cuisine sa propre nourriture. Ce n’est pas de la fainéantise de ma part. C’est un choix délibéré de libérer mes visiteurs de tout dogme nutritionnel, au même titre que je les en libère psychologiquement dans mon travail d’accompagnement. Je trouve d’ailleurs remarquable de voir les habitudes nutritionnelles des participants à « Mes douze travaux d’Hercule » évoluer tout au long de leur cycle d’un an, sans que je ne leur donne la moindre indication à ce sujet, et aussi de voir des participants éviter de participer à certains repas pendant les pauses parce que c’est autre chose qui leur convient à ce moment.

 

Un autre exemple extrait de ma vie appelée privée, car il est important pour moi de « marcher ma parole » et d’être cohérent dans tous les domaines de ma vie : ma fille ayant un autre groupe sanguin et donc d’autres besoins que moi, elle a l’habitude que je serve des repas différents sur la même table, voire même que je me passe de repas au moment où je la fais manger. Cette donnée est totalement intégrée avec mes proches : personne n’est obligé de manger la même chose en même temps.

 

Une norme bien ancrée veut que le moment du repas est sacré, que c’est le moment où tous les membres de la famille ou – plus largement – de la communauté se retrouvent ensemble. Ce qui sous-entend généralement qu’on partage la même nourriture, et aussi qu’on reste immobile aussi longtemps qu’on est attablé – frustrant ainsi les besoins de mouvement de chacun. Je fais là un lien avec une certaine éducation scolaire qui oblige les élèves à rester sagement assis pendant des heures. Chez moi, ce moment sacré où on se retrouve tous ensemble, ce n’est pas forcément le repas. Avec les enfants, c’est le moment du jeu. Avec les adultes, ce sont les ateliers et autres célébrations de toute sorte. Ces moments où on peut être à la fois ensemble, et à la fois totalement soi-même.

 

Je reviens à mon évolution personnelle. Il y a déjà quelque temps, j’ai tâté à la nourriture pranique ou nourriture de lumière. C’est sans problème, sous l’égide de Jasmuheen, que je me suis nourri pendant quelques mois de prana, à l’exclusion de toute nourriture ou boisson matérielles. Nourri de source pure, je me suis rarement senti aussi bien dans mon corps qu’à cette époque. Pourtant, mon chemin ne s’arrêtait pas là. Au contraire, il ne faisait que commencer. J’observais à ma grande surprise qu’un large nombre de personnes dans ce milieu (attention, je ne généralise pas cette observation à tous les disciples dans une voie pranique) recherchaient tellement « l’ascension » qu’ils s’en coupaient de leurs besoins « d’en bas » et se retrouvaient par conséquence dans un état de misère émotionnelle relativement avancée. C’est là que ma « quête spirituelle » prit fin et que ma « quête d’unification » démarra. J’étais monté aussi haut que je le pouvais, il me fallait maintenant redescendre, bien sûr sans perdre les bénéfices de ma montée.

 

Dans cette « descente », je me suis mis à explorer – aussi professionnellement – tout ce qui a trait aux émotions (me faisant au passage une petite spécialité dans la gestion de la colère), à la sexualité, et ainsi de suite. C’est de cette époque que date l’écriture canalisée de mon roman « L’homme et le dragon ». C’est également à cette époque que je suis devenu père dans la matière. Mon enseignant en intelligence des cinq sens m’avait d’ailleurs partagé à ce moment qu’il n’y pas plus grande « descente » dans l’incarnation que de donner vie à une nouvelle âme. Et c’est à partir de là que j’ai plus sérieusement travaillé sur le sujet de la nourriture, une recherche dont je vous ai parlé plus haut dans cet article.

 

La découverte des besoins nutritionnels (et de style de vie) propres à chaque groupe sanguin fut une véritable révélation. C’est là que j’ai instantanément éradiqué tous les « poisons » propres à mon groupe sanguin. Poisons pour moi, mais excellents pour d’autres groupes. Mon état de santé a fait un bond en avant, quasiment du jour au lendemain.  De plus, cette approche était assez probante pour que, pour la première fois, j’intègre une approche de la nourriture à mon approche professionnelle. C’est ainsi que, chaque année au mois du Cancer, les participants à « Mes douze travaux d’Hercule » ont l’occasion d’explorer cette approche – chacun à sa façon, bien entendu.

 

Mais je n’étais pas encore totalement satisfait, et je n’ai pas appliqué à la lettre tous les conseils de nutrition pour mon groupe. Pourquoi ? Je l’ignorais encore à ce moment, mais je l’ai compris maintenant, et c’est pour la même raison que pour mes tentatives précédentes : aussi valable soit-elle, cette approche était encore trop générale pour moi, pas assez spécifique pour chaque individu. Un des principaux explorateurs de la réalité des groupes sanguins, le Dr. D’Adamo, a lui-même écrit dans « Le régime génotype » (j’abrège son explication) : « Je suis maintenant à même de vous offrir un éventail de choix alimentaires beaucoup plus large qu'auparavant. Par exemple, j'indiquais dans mes précédents ouvrages que les sujets du groupe A devaient en règle générale éviter la viande rouge. C'était valable pour un si grand nombre de personnes du groupe A que je m'étais senti en droit de l'affirmer. Depuis, j'ai constaté que certains de mes patients du groupe A peuvent appartenir à un type susceptible de bénéficier de la consommation de viande rouge. Cependant, la majorité des membres du groupe A doivent continuer à s'abstenir de viande rouge. »

 

Ma recherche m’a aujourd’hui amenée à m’intéresser à mes besoins nutritionnels en fonction de mon propre ADN. Y a-t-il vraiment une approche plus spécifique encore que celle-la ? Probablement que oui, mais c’est à ce stade-ci que j’en suis arrivé aujourd’hui. Je ne peux vraiment pas (encore) vous en dire plus, si ce n’est que je sens à quel point cette approche me semble correspondre vraiment à ma démarche qui tient compte à la fois 1° des besoins spécifiques de l’individu, 2° de l’évolution de chacun, et 3° de son rapport au collectif et à son environnement.

 

Que dire encore ? Qu’il y a certainement une synchronicité entre le (très relatif) aboutissement de ma propre quête, et le fait que nous nous préparons à réorienter « l’exploitation » des terres du Sanctuaire de Gérardnoue, ce qui implique évidemment une réflexion en profondeur sur notre rapport à la nourriture…

 

Cette quête est passionnante, et je vous invite à lâcher vos commentaires et vos propres questionnements sous le présent article.

 

Merci pour votre présence…

 

François.

 

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Commentaires: 11
  • #1

    Lucie (jeudi, 25 février 2016 13:31)

    Merci pour cet article, ton cheminement est passionnant.
    Moi je commence tout juste à observer mon alimentation avec mon praticien en Shiatsu. Ça me donne envie d'en savoir plus sur les groupes sanguins ! Et ça me conforte dans le fait que j'adapte les repas de mes enfants partant du principe qu'ils savent mieux que moi ce dont a besoin leur corps.

    Bonne suite de quête !
    Lucie

  • #2

    Axelle (lundi, 29 février 2016 06:43)

    Merci pour ce partage,
    Je viens de jeter un coup d'œil sur la toile, mais je n'ai pas trouvé,
    comment accède-t-on à ces informations spécifiques ?

    Axelle.

  • #3

    François De Kock (lundi, 29 février 2016 06:46)

    De quelles informations spécifiques as-tu spécifiquement besoin, Axelle ?

  • #4

    Axelle (lundi, 29 février 2016 07:04)

    Comment accède-t-on à ce savoir au sujet des aliments qui nous conviennent en fonction de notre ADN? Si je souhaite prendre connaissance de cela, à qui puis-je m'adresser ?

  • #5

    Axelle (lundi, 29 février 2016 07:43)

    Ou comment tu fais pour savoir ce qui te convient en fonction de ton ADN?
    Merci ;-)

  • #6

    Axelle (lundi, 29 février 2016 15:58)

    Haaa c'était un piège, juste pour que je m'intéresse, que je pose une question et
    que tu n'y répondes pas...

  • #7

    François De Kock (lundi, 29 février 2016 16:32)

    Oh mon dieu Axelle, quelle impatience... je suis à peine absent pendant quelques heures du net que déjà je suis accusé de tendre des pièges et de ne pas répondre. Est-ce de l'humour ou une accusation ? Je n'en sais trop rien, et cela ne me plait pas. Quoi qu'il en soit, voici ce que j'aurais de toutes façons répondu, et que je réponds bien volontiers maintenant :

    Je n'en suis pas encore arrivé au stade de pouvoir déterminer très précisément via mon ADN personnel, mais je suis en train d'étudier avec attention la possibilité de le faire via mes gênes, une approche déjà nettement plus spécifique et riche, de prime abord, que via mon groupe sanguin. Voir le livre dont j'ai publié deux extraits dans mon article : « Le régime génotype » du Dr Peter J. D’Adamo, aux éditions Michel Lafon.

  • #8

    Axelle (lundi, 29 février 2016 23:50)

    Je te fais mes excuses, c'était de l'humour et en lisant trop vite je n'avais pas vu le titre du livre...

  • #9

    François De Kock (mardi, 01 mars 2016 00:05)

    Merci Axelle pour ta réaction. Impatience en lisant trop vite, impatience à attendre une réaction... Je t'invite à ralentir ton rythme, pour un plus grand confort de vie... Et je te souhaite une belle continuation dans ta quête envers la nourriture...

  • #10

    claudia maria ammann (mardi, 08 mars 2016 03:18)

    bonjour Francois! Ma fille Leonie et moi, nous avons vecu un moment très important chez toi ..un peu plus tôt que prévue...le matin.Nous en sentons tous les deux encore le benefit. Mais pour ton texte interessant ici dessus, j'ai une chose interessante à te proposer: c'est la methode de la "bio resonnance." La on va tester chacque matière et chacque nouriture par rapport à ta propre personne, pour voir, ce qui est bien pour toi.
    Surement cela existe en Belgique aussi. Le Docteur, chez qui je vais, c'est le Dr. Cornelissen á Warnemünde. Bien à toi et j'espére á bientôt. Claudia

  • #11

    François De Kock (mercredi, 09 mars 2016 01:04)

    Merci Claudia, c'est super sympa de partager cette info...